Pendant que nous êtions en train de nous allonger comme des carpettes devant Ji Xinping qui n’a rien à envier à Poutine, pendant que je galérais même en scooter pour entrer et sortir dans mon bureau coincé entre l’ambassade de Chine et le Four Seasons dans lequel créchaient nos amis communistes, Londres a emporté un bataille décisive et la guerre sur le yuan. Lundi prochain, la Bank of England et la Banque Centrale Chinoise signeront un accord qui fera de Londres le centre international de la compensation du yuan.
LA GUERRE DU YUAN
Francfort,Paris et Londres se battent depuis des années pour devenir la plateforme internationale du yuan. La messe était dite depuis longtemps mais le deal a été annoncé hier et sera signé lundi. Un deal gigantesque. Loin des miettes que nous a distribuées le président Chinois en remerciement pour notre obséquiosité et notre silence. Le yuan sera dans les années qui viennent, une gigantesque monnaie de référence. Et tout passera par Londres. Tout.
PARIS C'EST FINI
Cela fait déjà bien longtemps que Paris n'est plus une vraie place financière. Et l'idée brillante d'Hollande avec sa taxe à 75% a achevé le dernier bastion de résistance. Sur le marché des changes, Londres écrasait déjà tout. Mais ce sera pire avec cet accord sur le yuan. Pour Paris, sur le yuan c'est fini. Nous aurons les miettes comme d’habitude. En Chine on ne respecte pas ceux qui se couchent, ou respecte ceux qui défendent leurs convictions. C’est un tournant pour le marché des changes.